Ce village si paisible

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Ce village si paisible…

Plan de la commune

Plan St Michel 004

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A lire dans cette page :

Bienvenue à tous !

Le résumé

Les personnages

La couverture

Quelques pages du livre

La séance de dédicace à St Michel

La revue de presse

Les lecteurs écrivent

Quelques éléments du décor (photos)

Les points de vente

Le tome II vient de paraître

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visitez le site de présentation

https://mysteresauvillage.wordpress.com/2016/02/20/mysteres-au-village/

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Bienvenue à vous ! J’ai consacré une bonne partie de l’année 2014 à rédiger ce roman. L’idée m’en a été donnée par mon fils Quentin,  suite à deux articles sur la guerre de 39-45  que j’avais publiés dans la revue locale La Chabriole (chabriole.fret je l’en remercie car cela a été pour moi une « aventure » passionnante.

« Ce village si paisible » est largement inspiré des histoires   que  j’ai entendues à maintes reprises raconter durant mon enfance du fait que  mes parents tenaient le café-restaurant du village, rendez-vous incontournable des anciens combattants et des anciens résistants.
 

Les innombrables souvenirs de famille ont constitué également  une source inépuisable d’anecdotes : c’est ainsi que  mes grands parents m’ont inspiré les personnages de Philémon et  de Victorine. L’évasion peu banale de Marcel est en réalité celle d’un cousin de la famille. Quant à l’aventure d’Edouard,  je la dois à  l’ancien maire de la commune, à qui j’ai succédé en 1983. J’ai représenté  dans le personnage d’ Ernest  le célèbre  facteur qui parcourait chaque jour  la campagne  à pied , avec son fort penchant pour la bouteille. Au fil des pages j’ai tenu à faire revivre  des gens humbles qui n’avaient pas vocation à être des héros mais dont beaucoup n’ont pas hésité à faire preuve d’une grande  solidarité et  d’un certain courage quand les circonstances l’exigeaient. Vous retrouverez aussi tous les métiers de l’époque : les menuisiers, le forgeron, la boulangère, l’épicière, le cafetier, sans oublier les étameurs, l’instituteur- secrétaire de mairie, le bouilleur de cru ambulant,  le docteur, etc… que les lecteurs locaux les plus âgés n’ont eu aucune peine à identifier.  Bien sûr,  même si   ces personnages sont fortement inspirés de la réalité (à 80%)  ils comportent tous une part d’imaginaire,  c’est pourquoi  leurs noms   ont été changés. Vous comprendrez aussi que je ne désirais pas révéler l’identité réelle du voleur de foin, du mouchard  et de la commère, car je n’avais aucune intention d’attiser des rancoeurs vieilles de 70 ans  ! Finalement j’ai conservé le nom d’un seul « acteur », le plus  jeune,  Jacquou,   pupille de l’assistance publique  élevé par mes grands parents et pour lequel je nourrissais une profonde affection.   En revanche j’ai gardé tous les lieux d’origine, comme le souhaitait l’éditeur.

En outre,  je dois préciser que je me suis largement appuyé sur les témoignages des derniers survivants et surtout des dernières survivantes : hélas, depuis lors,  plusieurs d’entre elles dépassant les 90 ans ont quitté ce monde. Je n’ai pas manqué non plus de consulter  les archives communales, notamment le registre des délibérations qui m’a apporté des informations très intéressantes. Fort de tous ces éclairages, je me suis attaché à adapter les événements et les personnages  aux exigences romanesques, animé par la  volonté d’éveiller la curiosité et l’intérêt du lecteur sans pour autant   trahir l’authenticité historique.

Sur le plan linguistique,  j’ai  fait le choix d’une langue simple et alerte que j’ai agrémentée de quelques termes hérités du patois local (traduction donnée en notes) comme c’est le cas dans les pages ci-dessous. Et  les  nombreuses réactions très positives des lecteurs semblent me donner raison !

Résumé

1939 : l’entrée en guerre de la France   va venir troubler la tranquillité et la sérénité séculaires de Saint Michel de Chabrillanoux, ce paisible village ardéchois   accroché à flanc de montagne. C’est ainsi que Philémon (le maire),  sa famille et tous les habitants devront faire face à des évènements   qu’ils n’auraient jamais imaginés quelques mois auparavant . Entre le 25 décembre 1939 et le 8 mai 1946, la « Drôle de guerre », l’expédition de Norvège, l’accueil des réfugiés, la débâcle, Pétain, le   rationnement, les Chantiers de Jeunesse, la chasse aux juifs, l’occupation de la zone libre , le S.T.O., la   répression, la Résistance, le débarquement et enfin    la  Libération   rythmeront   leur vie quotidienne jusqu’à   l’avènement d’une ère nouvelle,  porteuse d’espoirs . L’histoire débute donc le 25 décembre 1939 ; autour de la table de Philémon et Victorine « … le coeur n’était pas à la fête étant donné que depuis septembre, à chaque repas trois chaises demeuraient désespérément vides, celle de Gaston, Marcel et Edouard, mobilisés comme tous leurs camarades… »   Dans cette fiction sur les années noires se côtoient     les rires et les larmes. Au fil des pages, à travers maintes aventures et anecdotes,   vous découvrirez des personnages hauts en couleurs et une communauté villageoise   qui a surmonté l’adversité,   en faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Je vous souhaite une bonne lecture et…   n’hésitez pas à me faire part de vos réactions !    (chapusc@wanadoo.fr)

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Les personnages

 La famille de Philémon :

Le père : Philémon,  ancien combattant de 14-18, maire  à partir de fin  décembre 39. La mère :  Victorine,  paysanne, Le frère de Philémon : Léon,  lui aussi ancien combattant, célibataire endurci et bourru. Jacquou, enfant de l’Assistance Publique,  arrivé à l’âge de 1 an chez Philémon et Victorine.  Les 3 fils de Philémon et de Victorine: Edouard,   mobilisé dans les chasseurs Alpins et envoyé en Norvège  au printemps 40, démobilisé en août 40 -Marcel, infirmier dans un régiment d’infanterie,  évadé après  la débâcle et revenu au village à l’automne 40 -Gaston,  mobilisé  lui-aussi, tué pendant l’attaque allemande de mai 40.

Les comparses :

Joseph, le frère de Victorine et beau-frère de Philémon,  habitant  sur le plateau ardéchois, mobilisé en 39,  prisonnier en juin 40  et  libéré en 45. Sa femme Lisette. Robert, fils de Joseph et de Lisette,  neveu de Philémon et de Victorine. « Gustou », cousin de Victorine. Le docteur Legrand, résistant. Fernand, le cafetier.  Ernest, ancien combattant et facteur, amputé de la main gauche en 1914.  Georges,  qui remplace son père prisonnier  pour  le transport du courrier.  Francis, le secrétaire de Mairie qui est aussi instituteur du village. Michel et  Inès, deux  jeunes réfugiés belges. Clément, un voisin, paysan, lui aussi ancien de 1914-1918. A noter également   la présence  de la communauté  villageoise ainsi que l’apparition  de gendarmes, de  miliciens, de soldats allemands et de maquisards.

La couverture

(cliquer sur la photo)

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Découvrez quelques pages

(cliquer sur les pages)

ce village

Chapitre I, p. 14 à 17 :  

Noël 39 chez Philémon

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Notes

5 : hotte en osier servant à transporter le fumier    6 : sorte de coussin rembourré de paille protégeant les épaules du porteur de besse et retenu au front par une lanière de cuir

ce village 015

Notes

7 : la faux      8 : le cochon    9 : à gros flocons

Chapitre II, p. 22 à 25  :  

26 décembre 39,  la tuaille

         ce village 017

Notes

    14 : genêts    15 : pommes de pin    16 : veau

           Ce village 005

 Notes

17  : remue    18 :   pommes de terre cuites à la poële avec le boudin    

19 : trachée artère  

Chapitre V, p.60 et 61 :

Printemps 1940,

Jacquou et Michel, un enfant réfugié

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Notes  

39 : ronces      40 : crottes

   Chapitre VIII, p. 96 à  99 :

1941, les restrictions

       Ce village 011

Notes

52 : assommerai  53 : fléau   54 : tarare, vanneuse

Ce village 004

Chapitre XI p. 136 à 139 :

1943,  les réfractaires au STO

    Ce village 009

       Ce village 010

Chapitre XVI, p.  206 et 207 :

1944,  l’épuration

      Ce village 007-001

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Séance de dédicace 

St Michel de Chabrillanoux le 12 déc. 2014.

 https://www.facebook.com/159061227551558/photos/pcb.273424639448549/273424376115242/?type=1
 29 mars 2015 
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Revue de presse

 

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Bibliothèque municipale pour toutes et tous

Vendredi 13 février 2015 à l’Arcade Public nombreux pour écouter Christian Chapus  parler de son livre Ce Village si Paisible.  L’auteur nous a raconté généreusement l’historique de son livre, ses nombreuses anecdotes, et surtout leurs liens avec les histoires réelles des habitants d’ici et des environs pendant la dernière guerre mondiale. Notre doyenne locale, Jeannette, a participé activement à cette remise en mémoire de certains faits et exploits certifiés exacts de cette période troublée. Dans le public, ceux d’ici, d’appellation contrôlée conforme (qui peuvent chanter «L’Ardecho ! L’Ardecho ! Merveillous païs, S’as pas vis l’Ardecho, N’as jamaï rein vis…. »), ont pu demander quelques précisions complémentaires sur les évènements et personnes auxquels se réfère le livre « Un Village si Paisible ». Les autres – les étrangers venus d’ailleurs (ceux qui n’ont pas de racines familiales entre les Ollières et Vernoux ☺) – ont été ravis d’entendre des récits de la vie réelle de ces lieux qu’ils aiment, et de leurs habitants de l’époque qu’ils découvrent. Merci à Gérard pour son accueil. C’était plus que parfait. Merci à Christian pour cette rencontre pleine d’humanité. Merci à tous les participants. On a bien vu, à votre présence attentive, que vous n’étiez pas là que pour la charcuterie et le petit vin blanc…pourtant bien sympathiques. Le livre de Christian Chapus est à la bibliothèque, dédicacé par l’auteur. Venez l’emprunter !

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Les lecteurs écrivent

Christian, bonjour, comme Écossais de 1951, je n’ai pas trop en commun avec St Michel de Chabrillanoux, les autres villes de l’Ardèche, la deuxième guerre mondiale et les sujets de ton livre. Par contre je suis touché par l’histoire – surtout les sentiments que j’ai bien apprécié – la solidarité, la vie en village, les relations humaines entres les villageois, les habitants autour et dans les familles, etc, qui a existé à cette époque. Dans la vie moderne on est souvent submergé par l’information et les événements d’aujourd’hui, importants bien sur, mais il est au moins également important de garder nos souvenirs, de partager et de faire les échanges concernant notre histoire et le passé ….

Merci, amicalement et sportivement, Elliot.

                             Extrait de la lettre envoyée  par Roger,  92 ans,                                  qui a inspiré le personnage de  Robert  :

Mon cher Christian, je viens te remercier et te féliciter pour ton livre qui a été un merveilleux cadeau de Noël.  J’ai vraiment savouré l’atmosphère d’une époque que j’ai connue et que tu as su avec beaucoup de vérité faire revivre. Avec ton livre je me revois dans cet environnement que j’ai beaucoup aimé et à travers les noms que tu as très justement changé, j’ai bien sûr retrouvé des visages connus…. Ton livre est un hommage qui honore ta famille et fait revivre un passé révolu…

Roger C…

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Mail d’un lecteur,  saint-michaloux de coeur

Salut Christian,  un petit mot pour te féliciter en effet je viens de finir ton roman ,c’est une très belle initiative et une belle réussite. Je n’ai pas reconnu tous les personnages, ni je n’étais  au courant de toutes les anecdotes, mais j’ai   pris un réel plaisir  à te lire. De plus le fait que ton roman se passe à St Michel, village qui occupe une place bien particulière dans nos cœurs lui donne un relief encore plus important. Encore bravo et maintenant que le virus de l’écriture s’est emparé de toi , j’attends le prochain!!!! Bonne écriture.
Laurent C…
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Mail d’une  octogénaire qui vient d’entamer la lecture

Bonjour, monsieur Chapus, Mes premières impressions sont excellentes. J’ai délaissé le livre que j’avais commencé (et qui m’intéressait ) pour me plonger dans le vôtre. J’aime bien votre style clair et sans fioritures. Je retrouve avec bonheur quantité de mots que je croyais oubliés mais ils étaient bien ancrés dans ma mémoire, si bien que je n’ai guère besoin du lexique. Quelques petites différences : les échamps  -> les chambas , la daille-> lou dail; le cayou -> lou coyou… J’ai appris un terme nouveau : un charrérou : c’est la « chareyre » à St Martial et j’avais toujours cru qu’il s’agissait d’un nom de famille! Comme disait ma grand-mère (en patois) : « Pourquoi mourir, pauvre vieille, alors que chaque jour, tu en apprenais davantage ! » Je retrouve aussi bien des occupations des habitants quoique St Martial était bien moins évolué que St Michel . En 1940, l’école publique était encore appelée : « école du diable ». De nombreux enfants fréquentaient l’école des Frères et l’école des Sœurs. L’école publique : une classe unique accueillait : quelques enfants de la ville réfugiés chez leurs grands-parents, les fortes têtes virées de l’école libre, les enfants de l’Assistance et une famille de protestants. Pas de monument aux morts dans la commune, les noms des victimes figuraient à l’église. Mes grands-parents n’avaient ni eau courante ni électricité et le battage du seigle se faisait au fléau! C’était encore le Moyen Age !

Mail reçu d’un lecteur lyonnais :

Je viens de terminer la lecture de votre livre que j’ai beaucoup apprécié,essentiellement pour deux raisons:Contrairement à beaucoup d’ouvrages sur cette période qui relatent surtout les actions d’éclat des résistants(sabotage,parachutages clandestins,etc) vous avez opté pour une autre démarche,celle de nous donner les conditions de vie,et d’actions aussi, d’une communauté appelée à vivre au quotidien une période difficile,et c’est,à mon avis, ce qui constitue l’intérêt majeur du livre. Autre raison plus personnelle: J’étais encore trop jeune pour juger de ce qui se passait,mais les circonstances ont voulu que pendant ces années je vivais dans un village du Bugey et j’ai retrouvé dans votre récit beaucoup de similitudes avec les souvenirs  que j’en ai gardé,qu’il s’agisse de la vie quotidienne en campagne,tuer le cochon,assister au passage de l’alambic ou de la batteuse,par exemple,ou des événements liés à la période vécue.Les réfugiés n’étaient pas belges ou luxembourgeois,mais alsaciens et lorrains,et des réfractaires du STO se cachaient chez des voisins etc. Merci de m’avoir fait revivre ces souvenirs de jeunesse. Par ailleurs,j’ai été surpris par la richesse du vocabulaire utilisé.S’agit il d’un patois local, aujourd’hui disparu?
Amicalement Jean C…….

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Mail reçu d’un voisin :

j’ai fini de lire ton livre et à présent j’attends le suivant !!!!!!!!

Bravo, superbe et bien écrit !

Claude R….

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Mail reçu d’une amie privadoise  :

j’ai fini ton roman hier soir après avoir passé des heures bien agréables et bien intéressantes en sa compagnie.Tu écris très bien, c’est clair, léger, vivant et joliment tourné. Les petites histoires dans la grande s’enchaînent avec facilité et ce sont un peu tous les aspects de cette guerre qui sont représentés. Autrement, et pour faire quelques remarques constructives, il aurait pu y avoir un plan des lieux cités, une légende de la photo de la  4ème de couverture et un peu plus de descriptions des personnages et des décors.

Quand je repasserai à Saint Michel j’irai voir le monument aux morts d’un oeil nouveau.

Cathy C…

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Jeaoël R…

Quelques éléments du décor 

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la placette de l’église, p. 143 

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le charrérou qui descend au ruisseau, p.135

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la chaudière de Léon, p.22
 

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la tuaille,  p.29

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Chaland, p.174

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la place de ce village si paisible

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Points de vente

 Drôme-Ardèche

 à St Michel de Chabrillanoux :  L’Arcade

                                                        autour de St  Michel :                                                                      Chalencon (Café),  Les Ollières (Proxy), St Sauveur de Montagut (Presse), Vernoux (Max’press et Tabac d’en haut),  

                                                        à VALENCE et alentour ;                                                                    Librairie Notre temps et  Cultura. Press’passion (Guilherand-Granges), Presse République (St Péray)

                                                        à Privas                                                                   Librairie Lafontaine, Bonne Nouvelle, Presse Laurent,                Nature Directe

                                                            En ARDECHE :                                                            Albon, Alissas (Hyper U et Le Kiosque), Annonay (La Parenthèse, La Hulotte, Hyper U), Aubenas (Chaix, Culturela, Tiers Temps, Café Français), Bourg Saint Andéol (Beaux-Livres), Boulieu (Librairie Roux), Balazuc (Le Buron), Beauchastel (Presse),  Cruas (Presse), Davézieux (Le Coin des Livres), Flaviac,  Jaujac (Tabac et Auboiron), Lalevade, Lanarce, La Voulte (L’art des choix), Les Vans (Vandromme et Haute Tension), Le Cheylard (MP Cros et Dolmazon), Largentière (Caveau), Lamastre (L’arbre à feuilles et MP Charrel), Le Teil (Librairie Vivaroise et Presse Vioujas), Le Pouzin (Presse Merle), Le Béage (Hôtel), La Blachère (Ferme théâtre), , Montpezat (Tabacs), Peaugres,, Ruoms (Ex-Libris et Tabacs), St Fortunat  (Proxy), St Agrève (Presse), St Michel de Boulogne,  St Cirgues en Montagne (Presse), St Didier sous Aubenas, St Pierreville (Presse et Ardelaine), St Privas, St Martin de Valamas (Presse), St Julien Labrousse (Auberge), St Félicien (Presse),  St Eulalie, St Marcel d’Ardèche, St Martial (Boulangerie), Serrières, Tournon (Librairies du Grillet, Courtial et Bonnet), Vallon (Intermarché), Vals les Bains (Presse et Carré des Maîtres), Villeneuve de Berg (presse et Librairie), Voguë.

Commande directe à l’éditeur

Chèque de 25 €  à l’ordre de Pollen-Scop

(frais de port et emballage compris)

à envoyer à

Plumes d’Ardèche

Francis Blender

69 Avenue St Joseph

07300 MAUVES

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Je peux  vous le dédicacer et vous l’envoyer.

Commande  à adresser à 

Chapus Christian,  56 rue Hubert Robert

07500  Guilherand-Granges  

chapusc@wanadoo.fr

contre un chèque de 25 €

(prix du roman plus les timbres et l’emballage).

Pour envoi à l’étranger prévoir 4 € supplémentaire.

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 Le  livre peut aussi être commandé sur les sites  internet  tel que : https://www.armitiere.com,  La procure, Decitre, etc…

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Tome II

Mystères au village

Cliquer en haut de la page à droite

Extrait 1

(chapitre I)

Saint-Michel en 1946

Un an s’était écoulé depuis l’armistice et  les habitants de Saint-Michel  avaient retrouvé  une vie   paisible, rythmée seulement par les saisons et non plus par la guerre. Le printemps avait débuté  sous une douceur exceptionnelle,  laissant présager        d’abondantes récoltes pour les mois suivants. C’est pourquoi, avec l’arrivée des beaux jours,  le travail ne manquait pas dans la ferme de Philémon, l’ancien maire.  Cependant, pour lui, pour son épouse Victorine et pour son frère Léon, le poids des années commençait à se faire durement sentir. Heureusement que    Marcel était à leurs côtés, avec l’énergie débordante de ses vingt-cinq ans. De surcroît, le jeune homme  éprouvait la nécessité d’aller de l’avant et il souhaitait développer de nouvelles cultures, plus prometteuses, à l’image de ses voisins qui avaient planté des pêchers et des cerisiers pour remplacer les prairies.

A Paris, après avoir subi de terribles privations, les habitants désiraient oublier le  régime quotidien à base de gruaux,  de rutabagas et de topinambours imposé par la guerre. Désormais  ils redécouvraient peu à peu les fruits et les légumes qui avaient trop longtemps déserté les étalages. C’est pourquoi les commissionnaires des Halles Centrales, à chacune de leurs visites dans la Vallée de l’Eyrieux, martelaient toujours le même message :

-Même si la période des vaches maigres n’est pas totalement terminée,  la demande est en train de redémarrer, alors il faut la satisfaire !

De son côté, Marcel n’était pas insensible à cet appel mobilisateur et il ne cessait de répéter à son père et à son oncle :

-Les gens de la vallée l’ont   compris depuis longtemps, ils gagnent des sous avec leurs Burlat et leurs Amesdain¹ ! Ça rapporte plus que l’élevage !

En revanche, il ne pouvait pas compter sur l’aide de son frère  qui avait quitté  la  ferme pour s’établir  comme maçon aux  Ollières avec  sa jeune  épouse. Comme convenu après la libération de l’Ardèche,  Edouard avait repris la petite entreprise créée par son beau-père en 1920 et les chantiers se multipliaient  dans la vallée avec la reconstruction du pays. C’est pourquoi il envisageait d’embaucher un second ouvrier avant la fin de l’année.

Quant à Jacquou, cet enfant de l’Assistance Publique élevé par Victorine, il avait fini sa préparation de parachutiste dans le sud de la France et il venait  d’embarquer  pour l’Indochine où  la situation fort préoccupante avait  contraint  le gouvernement de Félix Gouin à envoyer  des  troupes supplémentaires.  Du reste, c’était   ce qui  mettait en souci  Victorine, d’autant plus que  les  informations qu’elle entendait à la TSF ne la rassuraient pas, bien au contraire. Il fallait comprendre son inquiétude, elle n’avait aucune nouvelle  de son  Jacquou  depuis  qu’il avait pris le bateau  à  Marseille   fin  mars.  Et quelle ne fut pas sa joie quand, le 8 mai,  le facteur apporta un courrier  posté à Saïgon dix jours plus tôt !

 

Extrait 2

(chapitre I)

Le matin du 8 mai 1946

Au cours de cette même matinée, Fernand,  le  patron du  Café-Restaurant  des Voyageurs, mettait à profit les chauds rayons du soleil printanier pour déployer  ses tables  sur la terrasse,  à  l’ombre des arbres centenaires qui se dressaient au milieu de la place du village. Pour lui, ce  8 mai s’annonçait sous les meilleurs auspices. En effet, les anciens combattants avaient fort logiquement choisi l’anniversaire de l’armistice  pour leur traditionnel banquet,  bien que la journée  ne fût pas fériée. Ensuite, une fois le repas terminé, ils devaient se retrouver à côté de la fontaine publique pour la plantation d’un arbre de la liberté.

A peine  Fernand  eut-il   installé  une première rangée de tables et de chaises qu’il  fut interrompu dans son travail par la sonnerie du téléphone. Il se précipita pour répondre.

-Allo ! Hôtel-Restaurant  des Voyageurs ?

-Allo ! Oui ! Bonjour, qui est à l’appareil ?

-Je suis l’inspecteur Bélardy, vous ne me reconnaissez pas ?  C’est moi qui commandais  le maquis de Chaland en 44.

-Pensez donc, je n’ai pas oublié le  lieutenant Bélardy !  Et à l’époque, vous étiez même venu manger  avec  votre  capitaine.  Je me souviens aussi que  mon fils se trouvait avec vous  au moment du  drame.

-Et comment va-t-il, ce cher  Albert  ?

-Il est occupé en cuisine car aujourd’hui   nous avons une grosse journée qui nous attend avec le banquet des anciens combattants. Qu’est-ce qui  me vaut l’honneur de votre appel  ?

-Je vous donnerai davantage de détails ce soir. Je voudrais simplement réserver une chambre pour quelques nuits.

-Parfait,  j’en prends bonne note. A tout à  l’heure.

– A  tout  à  l’heure.

« Que diable vient-il faire ici ? » se demanda Fernand  en raccrochant le téléphone. Sans attendre, il  alla  annoncer la nouvelle à son fils, tout  heureux à l’idée de revoir son ancien chef  de section, mais dubitatif sur les raisons de cette visite impromptue.

 

Extrait 3

(chapitre III)

Le boula arrive au village

Après une courte sieste,  Bélardy rédigea son rapport quotidien, ensuite il se plongea dans  la lecture de son livre de chevet. Toutefois il fut bientôt dérangé par des cris   qui montaient de la place. Il se mit à la fenêtre et vit  les enfants du village disposés en cercle autour d’un homme  débraillé, portant une sulfateuse sur le dos.  Son béret noir lui couvrait une partie du visage et sa ceinture de flanelle, à moitié défaite,  traînait jusqu’au sol. Un garçon plus courageux que les autres s’avançait vers lui en le défiant au cri de  « Le boula⁶ ! le boula ! » repris en chœur par tous les autres qui lui faisaient des grimaces. Dès que l’individu s’avançait de quelques pas, le cercle  s’ouvrait et se reformait  un peu plus loin. L’homme proférait des injures incompréhensibles et menaçait les enfants en brandissant la lance de sa sulfateuse.

Le manège dura plusieurs minutes jusqu’au moment où l’homme perdit l’équilibre, s’appuya sur une table qui bascula, entraînant dans sa chute toute une rangée de chaises métalliques dans un bruit infernal qui alerta Fernand occupé en cuisine.  Aussitôt sur place,  Fernand et son fils empoignèrent vigoureusement l’intrus qui se débattait en vain. Ils l’installèrent sur une chaise, lui préparèrent un verre de café salé et poivré. Ils le forcèrent à avaler cette potion imbuvable, sous le regard des enfants tout excités.

Le breuvage amer ne tarda pas à produire ses effets.  Albert avait d’ailleurs anticipé les évènements et il se tenait prêt à intervenir, une bassine émaillée à la main. Bien lui en prit car, sans crier « gare ! »,  l’homme se mit à rejeter le café mêlé au vin qu’il avait ingurgité tout au long de l’après-midi, soulevant l’estomac des enfants, écœurés par ce spectacle peu ragoûtant.

Intrigué, Bélardy descendit aux nouvelles et Fernand lui apprit qu’il s’agissait d’un déficient mental, habituellement tranquille mais capable de devenir violent quand il avait un coup dans le nez. Il travaillait à la journée dans les fermes alentour et il passait quelquefois par le village avant de rentrer chez lui. L’inspecteur mit sa carte de police  sous les yeux de ce perturbateur de l’ordre public et il commença à lui rappeler la loi.

-Vous pouvez lui raconter  tout ce que vous voulez, ça rentre par l’oreille droite et ça sort  par la gauche, l’avertit Fernand qui parlait par expérience.

Au bout de quelques minutes, quand il eut  fini de vomir sa vinasse, l’individu accepta d’avaler le grand verre d’eau froide que lui tendait Albert. Retrouvant peu à peu ses esprits, il tira de sa  poche  une vieille blague à tabac en cuir tout pelé ainsi qu’un carnet Job et il se mit à rouler  une pincée de scaferlati entre ses gros doigts crevassés. Ensuite il humecta le papier d’un coup de langue rapide et il contempla le résultat qui ressemblait davantage à une papillote qu’à une cigarette. Il la glissa entre ses lèvres, l’alluma avec son briquet en manquant de se roussir les moustaches  et il  se mit à inspirer de longues bouffées de fumée.

L’agité avait enfin retrouvé son calme, apaisé par la nicotine ; ce fut le moment que choisirent Fernand et Albert pour le saisir par les bras et  l’accompagner jusqu’à la sortie du village, suivis par l’inspecteur et une ribambelle de gamins. Après lui avoir rendu la liberté, ils le regardèrent s’éloigner en direction des Brus, au rythme de deux pas en avant et un pas en arrière.

-Vous avez vu comme il trampaleille⁷ ! C’est chaque fois la même histoire ! Il fera sûrement un bon sommeil au bord du chemin avant de se ramasser chez lui ! Sa mère  l’attendra patiemment toute la soirée sur le pas de la porte pour lui remonter à nouveau les bretelles et demain il recommencera ! dit Fernand en souriant.

-C’est un sacré phénomène ! Je ne crois pas   avoir   rencontré  son pareil  au cours de ma vie,  ajouta Bélardy. Et pourtant, à Privas, on est fourni !

-Il est impressionnant, cependant les gens ont tort d’en avoir peur  parce qu’en réalité c’est un gros trouillard. Quand il rentre de nuit,  il chante à tue-tête pour ne pas entendre les gnaucholes !

-Les gnaucholes, c’est quoi ces bêtes ?

-Les chouettes !

-Merci du renseignement. Et vous en avez beaucoup, des énergumènes comme lui dans la commune ?

-Ils sont deux dans la même famille, on les appelle les boulas. Son frère est encore plus atteint que lui mais, comme il ne goûte pas le vin, il n’est pas méchant. Sa mère l’envoie faire les courses au village le jeudi matin.  Il arrive toujours de bonne heure, alors il vient boire un café en attendant patiemment le passage du boucher des Ollières. Il lui apporte chaque semaine des peaux de lapin et quelquefois un chevreau attaché dans un sac à pommes de terre. Vous aurez certainement l’occasion de le rencontrer et vous le reconnaîtrez sans peine.  Vous ne pouvez pas vous tromper, les deux frères ont quasiment la même tête.

Décidément, l’inspecteur n’avait pas le temps de s’ennuyer dans ce village qui n’en finissait pas de le surprendre. Entre ses enquêtes et les évènements imprévus, il allait de découverte en découverte. Vers dix-neuf heures, la place ayant enfin retrouvé son calme, il remonta dans sa chambre afin de lire quelques pages de   Maigret, en attendant le repas du  soir.

Extrait 4

(chapitre XIV)

Altercation lors de la fête au village

Finalement, quand arriva le 21 juin,  la place s’agita dès les premières heures de l’après-midi. Les conscrits  apportèrent un chargement de bois sec,  ensuite,  alors que le soleil commençait à décliner, Léon et Marcel roulèrent un tonneau de vin rouge qu’ils mirent en perce derrière la fontaine. Quant à Fernand, il se fit un plaisir de fournir trois caisses de limonade bien fraîche. Et le boulanger leur offrit deux cagettes de brioches au sucre tout juste sorties du four.

La nuit venue,  un grand bûcher fut dressé au beau milieu de la route départementale. L’honneur de craquer l’allumette revint au maire et, instantanément, le bois sec s’embrasa,  projetant des ombres chinoises contre les façades entourant la place. Ce fut le signal de départ des festivités ; en quelques minutes les villageois  se rangèrent  en cercle autour du feu de joie.  Les plus jeunes s’élancèrent en direction des flammes,  disparaissant  dans la fournaise   avant de réapparaître de l’autre côté, les cheveux et les sourcils roussis par la chaleur.

Pendant ce temps,  les hommes prenaient d’assaut la buvette où s’affairaient Jacquou et ses camarades. Les deux musiciens étaient déjà montés sur l’estrade et avaient entamé « In the mood ». Une file se forma rapidement   à l’entrée,    impatiente de swinguer sur cet air de Glenn Miller. Le vin coulait à flot et les esprits commençaient à s’échauffer alors que le duo entonnait les succès du moment.

Clément et Philémon contemplaient la scène, assis sur le vieux banc en pierre, dans un coin sombre de la place. Tous les deux avaient tenu à être présents ce soir-là et ils savouraient leur bonheur de voir renaître une tradition abandonnée en 1940. […]

 Sur le coup de minuit, Jacquou fut pris à parti par un   solide gaillard monté des Ollières. Il le connaissait vaguement et il le savait toujours disposé à se battre quand il avait quelques verres de trop dans le nez. Tout le monde disait qu’il  avait le vin méchant, c’est pourquoi il valait mieux ne pas répondre à ses provocations. Toutefois, au cours de la soirée, celui-ci n’avait pas cessé de revenir à la charge, renversant des bouteilles et indisposant les clients, ce qui avait passablement énervé Jacquou, dont le  tempérament  soupe au lait supportait mal ce comportement provocateur. Le ton commença à monter jusqu’au moment où l’excité défia ouvertement  Jacquou en public.

-Jacquou, il paraît que tu enseignes le  judo aux niakoués ! Mais il ne faut pas te prendre pour le plus costaud du pays ! Si tu en as où je pense,  sors un peu de ta buvette, je voudrais bien qu’on s’essaye tous les deux !

-Je suis ton homme, lui répondit Jacquou,  sans une hésitation.

Instantanément, il  jeta sa cigarette, sauta par dessus la table et se rua sur le provocateur avant qu’il n’eût le réflexe de réagir. Sous les yeux des consommateurs médusés,  il l’expédia au sol d’un Te-waza imprévisible. Le combat fut extrêmement bref, les derniers curieux qui s’étaient approchés eurent tout juste le temps de voir le solide gaillard se relever, le visage ensanglanté après avoir mordu la poussière. Pour la première fois de sa vie, il  avait été ridiculisé en public, lui que tout le monde redoutait dans les fêtes alentour. En revanche, Jacquou venait de se  tailler une réputation de héros en l’espace de  quelques secondes à peine. Sous les applaudissements de l’assistance satisfaite de la bonne leçon donnée à cette brute épaisse, il retourna derrière sa buvette. En revanche, son adversaire, humilié par une défaite peu glorieuse,  se nettoyait le nez à la fontaine avant de s’éclipser en toute discrétion.